Salle de presse

Questions et réponses sur la Couverture Média

Est-ce que l'exposition sur l'énergie du Musée des sciences et de la technologie du Canada est centrée sur les sables bitumineux ?

Contrairement à certains reportages dans les médias, la portée de l'exposition Énergie : le pouvoir de choisir, inclut toutes les sources d'énergie et examine leur production, les modes de transport, de distribution et de consommation. Chaque type d'énergie du mix énergétique Canadien, dont l'hydroélectricité, le nucléaire, l'éolien, le solaire, la marémotrice, le bio gaz et le gaz naturel, ainsi que le pétrole classique et les sables bitumineux, sont présentés et discutés de manière neutre. La section sur les sables bitumineux représente moins de 3% du contenu global (en espace et en mots), et est traitée exactement de la même manière que les autres sources d'énergie L'exposition expose les défis posés par leur exploitation et l'utilisation. Elle informe également les visiteurs sur le fait que les Canadiens sont parmi les plus gros consommateurs d'énergie au monde.

L'exposition ne favorise ni ne condamne l'exploitation d'aucun type d'énergie. Ce choix appartient au public. Notre mission est d'informer, en particulier au sujet des considérations scientifiques et technologiques liés à ces domaines, et nous pensons que nous l'avons fait dans les règles de l'art.

Cette exposition au Musée des sciences et de la technologie du Canada fait partie d'un vaste initiative pancanadienne de sensibilisation à l'énergie appelée Parlons énergie qui comprend des expositions dans d'autres musées nationaux à Ottawa, un vaste réseau de centres des sciences et des lieux publics où les Canadiens peuvent en apprendre davantage sur l'énergie ainsi que d'un certain nombre d'autres activités nationales et internationales de sensibilisation. Plus d'informations sur cette initiative se trouvent dans notre Rapport d'étape annuel publié à l'automne 2011.

Quel était le rôle du Comité consultatif et quelles mesures sont en place pour garantir l'autonomie éditoriale du musée vis-à-vis les commanditaires, les donateurs et les intervenants ?

La SMSTC réuni des partenaires et experts en énergie dans un comité consultatif national afin d'aider dans le développement de l'initiative Parlons énergie. Les membres du comité consultatif comprennent des représentants d'entreprises du secteur privé, des universités, des organismes environnementaux et des ministès impliqués dans les questions énergétiques.

Tous les membres du comité consultatif ainsi que des experts choisis par l'équipe de conservation ont été invités à fournir des conseils sur l'exposition. Il est pratique courante pour la SMSTC de consulter plusieurs sources pour le développement des expositions touchant des questions technologiques et scientifiques complexes. Tous les commentaires reçus ont été soigneusement examinés et sélectivement retenus pour inclusion dans l'exposition par l'équipe d'exposition du musée. La SMSTC assume la responsabilité totale du contenu des expositions.

Comment les experts externes ont-ils participé au développement d'un texte de Énergie: Le pouvoir de choisir?

Le travail de développement du contenu de l'exposition sur l'énergie du MSTC a commencé bien avant le lancement de l'initiative Parlons énergie à l'automne de 2010. Le travail a débuté avec de nombreuses consultations menées depuis 2008 avec des universitaires, des partenaires de l'industrie, des scientifiques en environnement, des économistes, des historiens et des professionnels de musées de partout au pays. La base de recherche a été bien établie avec plusieurs évaluations historiques, des documents de recherche sur le thème de l'énergie produit par le personnel du Musée, ainsi que les rapports de recherche commandés à des universitaires, une scientifique de l'environnement, et une entreprise qui se spécialise dans l'économie de l'énergie. Les sources externes de cette recherche incluent des publications scientifiques revues par des pairs, des contacts de conservateurs avec des chercheurs en énergie dans le monde entier, du matériel de l'industrie et des associations connexes et des publications gouvernementales.

Le musée a embauché un rédacteur professionnel afin de s'assurer qu'un langage neutre et uniforme soit employé dans l'exposition. Une ébauche de texte a été partagée avec tous les membres du Comité consultatif national. Tous les membres du Comité ont été invités à en vérifier l'exactitude factuelle et à soumettre des commentaires aux fins d'examen.

Les commentaires du Comité ont été examinés un par un par l'équipe du musée afin de s'assurer que toute nouvelle information ou alternative était pertinent, factuel et précis. Certains commentaires reçus ont été intégrés, d'autres l'étaient pas.

Est-ce que les commanditaires de Parlons énergie dont l'Association canadienne des producteurs pétroliers ont imposé leur contenu?

La Société des musées de sciences et technologies du Canada (SMSTC) a sollicité des commandites d'un large éventail d'entreprises privées pour aider à couvrir le coût de la mise en place de cette importante initiative de sensibilisation à l'énergie. Toutes ces entreprises sont identifiées dans les pages web de Parlons énergie et la SMSTC est fièr de compter sur l'appui de l'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) en tant que commanditaires. En tant que tel, les commanditaires n'ont pas le droit de regard sur le contenu de l'exposition.

Cependant, certains commanditaires ont aussi fait partie du Comité consultatif de Parlons énergie et à ce titre leur avis a été sollicité sur le contenu des expositions. L'ACPP est également membre de ce comité. Pourquoi la Société des musées de sciences et technologies du Canada a-t-elle sollicité la contribution de commanditaires pour produire ses expositions ?

La SMSTC ne reçoit pas un financement public suffisant pour créer et développer des expositions scientifiques et technologiques de pointe, en temps opportun. Comme beaucoup d'autres institutions publiques, la SMSTC recherche une combinaison de financement public et privé afin d'assurer le renouvellement de son offre et la durabilité de ses opérations.

En outre, compte tenu du caractè scientifique et technologique de ses expositions, le musée a une longue expérience dans l'utilisation des artefacts technologiques et les matériaux multimédias fournis par l'industrie afin de mieux illustrer les expositions, mais jamais sans avoir pleinement examiné et étudié la pertinence et l'adéquation de leur contenu.

N'est-il pas un risque de compromettre la crédibilité de son musée comme une institution indépendante d'enseignement fréquenté par des milliers d'enfants d'âge scolaire ?

Plusieurs institutions sans but lucratif et public, y compris des médias au Canada ont acquis la capacité de recevoir des fonds de diverses parties sous la forme de commandites ou de publicité, sans affecter la qualité et l'indépendance de leur contenu et leur crédibilité auprès du public. Tel est notre objectif.

La SMSTC a une tradition établie de longue date dans l'élaboration du contenu de ses expositions en faisant appel à une combinaison d'expertise interne du personnel de la conservation et du matériel de recherche externe provenant des milieux universitaires, des partenaires industriels, des scientifiques environnementaux, des économistes, des historiens et des professionnels des musées de partout au pays. La SMSTC est fier de sa crédibilité auprès de son public et ne permettra pas à ses commanditaires ou à toute autre institution d'avoir le dernier mot dans le contenu de ses expositions.

Dans les documents de sollicitation de commanditaires, la SMSTC leur a offert une chance de présenter "votre histoire", spécifiquement"l'information et la perspective pour le public qui ne peuvent pas être livrés à travers les filtres des médias traditionnels."N'était-ce pas une offre aux promoteurs d'influencer le contenu des l'exposition ?

Non.

Les commanditaires ont été invités à appuyer le dévoilement d'une information en profondeur sur l'énergie. Les contenus scientifiques et technologiques sont souvent tronqués dans les médias traditionnels en raison de la limitation dans l'espace ou sont exposés à travers le filtre de l'intérêt public du moment. La SMSTC a pour but de raconter une histoire complète, qui peut considérablement aider à améliorer la sensibilisation à l'énergie au Canada. Il y a une remarquable unanimité dans tous les secteurs énergétiques et environnementaux, que la venue d'un avenir durable pour le Canada requerra davantage d'information sur l'énergie pour tous les publics.

Par ailleurs, la SMSTC a une longue pratique d'inviter des partenaires à présenter leurs accomplissements dans ses musées. Par exemple, le Musée des Sciences et de la technologie du Canada présente des expositions qui racontent le développement d'une cornée artificielle parrainé par l'Hôpital général d'Ottawa, la fabrication de bioplastiques parrainé par AUTO21, et le développement des guitares optiques parrainé par le CRSNG. C'est le contexte dans lequel cette invitation à "raconter votre histoire directement au public"doit être interprétée. La Société ne permettra à aucun commanditaire de s'engager dans la diffusion de messages "politiques"dans le cadre de leurs histoires incorporées dans les expositions. Toutefois, il arrive que dans notre programmation, comme dans les Causeries Scientifiques et les Cafés Scientifiques, nous nous convoquions des débats publics sur des questions controversées, en particulier lorsqu'ils peuvent être éclairés par des faits scientifiques.

Quelle est la différence entre "sables goudronneux", et "sables bitumineux"et comment sont-ils utilisées dans l'exposition Énergie : le pouvoir de choisir?

Les sables bitumineux ont été historiquement nommés "sables goudronneux", et donc cette terminologie se reflète sur certains artefacts plus anciens de notre collection. Lorsque ces artefacts sont utilisés dans nos expositions, ils sont présentés dans leur forme non modifiée. Le goudron est en fait un sous-produit du charbon et n'a aucun lien avec le pétrole. Parlons énergie et l'exposition Énergie : le pouvoir de choisir, utilisent le terme exact, "sables bitumineux".

Janvier 2012