Sources d’énergie

Marée

INTRODUCTION

Nova Scotia Power

L’énergie hydroélectrique est généralement produite en libérant de l’eau stockée dans des réservoirs construits par l’homme.  Cependant, c’est l’attraction gravitationnelle de la Lune qui contrôle le plus grand déplacement d’eau de la Terre : les marées. Vingt-quatre heures par jour, 365 jours par année, les océans, entraînés par les vagues de surface et les marées, se bercent contre les littoraux du Canada.

Société des musées de sciences et technologies du Canada

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Le potentiel énergétique total des vagues à des profondeurs d’un kilomètre au large des côtes Atlantique et Pacifique du Canada est deux fois supérieur à la demande actuelle en électricité du Canada.  De plus, l’énergie marémotrice potentielle de 190 sites sur les côtes des océans Atlantique, Pacifique et Arctique dépasse collectivement une moyenne annuelle de 42 000 mégawatts, soit environ les deux tiers de la demande actuelle en électricité du Canada.

EXPLOITER L’ENERGIE MAREMOTRICE

La méthode la plus courante pour exploiter commercialement l’énergie marémotrice est le barrage.  On construit une retenue dans un chenal étroit et le changement de marée (basse et haute) fait circuler l’eau dans les tunnels du barrage.  Le passage de l’eau fait tourner une turbine, qui entraîne un générateur, ce qui transforme l’énergie mécanique en électricité.

Des innovations technologiques pointent à l’horizon, notamment le lagon intertidal, le système d’énergie marémotrice en eau vive, la centrale thermo-océanique, et le générateur à houle.  Nos océans  sont une source abondante d’énergie qui peut être exploité pour produire diverses formes d’énergie utilisables incluant l’énergie marémotrice et à houle.

L’énergie marémotrice et l’énergie des vagues sont produites par une combinaison de forces naturelles qui entraînent le mouvement des eaux océaniques.  Par exemple, les forces gravitationnelles de la lune et du soleil produisent des vagues, c’est-à-dire l’élévation et l’abaissement graduels du niveau des océans, deux fois par jour dans le monde.  Les vents contribuent également à l’énergie des vagues en soufflant à la surface des océans pour former des vagues.  Finalement, les vents atmosphériques et la rotation naturelle de la Terre créent des courants océaniques.  L’électricité est produite en captant l’énergie générée par ces mouvements des eaux.

La possibilité d’implanter une centrale marémotrice dépend de l’amplitude des marées (différence entre le niveau à marée haute et celui à marée basse).  La configuration de la côte doit permettre la construction d’une retenue.  Les caractéristiques qui rendent un site idéal pour l’implantation d’une centrale marémotrice sont souvent les mêmes que celles du site idéal pour la vie marine.  On ignore comment la nature s’adaptera aux aménagements marémoteurs.

Avantages

  • Le Canada est l’un des très rares pays du monde à posséder une usine marémotrice opérationnelle et une expertise dans ce domaine.
  • Le mouvement des marées est prévisible.
  • De nouveaux designs respectueux des poissons réduisent l’impact des turbines sur la vie marine. 
  • Des études montrent que la vie marine peut augmenter sur les sites de production d’énergie marémotrice. 
  • Après un changement initial dans leurs écosystèmes, les estuaires trouvent généralement un nouvel équilibre écologique. 
  • Les nouvelles technologies, comme le lagon intertidal, réduisent l’impact environnemental de l’énergie marémotrice.

Inconvénients

  • Les coûts estimés par watt pour les installations d’énergie marémotrice sont de 3 à 6 dollars, ce qui est beaucoup plus élevé que pour les autres technologies de production d’énergie.
  • Les marées sont périodiques et l’énergie marémotrice exige un bon système de stockage.
  • L’exploitation commerciale est relativement récente.
  • De nombreux impacts environnementaux sont inconnus.
  • Les barrages modifient l’amplitude des marées.
  • Des études indiquent une baisse pouvant atteindre 85 % de la quantité de sédiments en suspension dans un estuaire doté d’un barrage.
  • Des études prévoient une baisse de 76 % du temps d’exposition de l’habitat intertidal, qui est abondamment utilisé par la sauvagine migratrice.
  • L’étendue des vasières et des prés-salés a considérablement diminué.
  • Le bruit des turbines sous-marines peut masquer les vocalisations de certains animaux marins.
  • Les câbles sous-marins peuvent perturber les espèces sensibles à l’électromagnétisme, comme les poissons migrateurs.

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