Perspectives Énergétiques

L`énergie est présente partout


Michael Cleland est le cadre en résidence Nexen à la Canada West Foundation, le seul groupe de réflexion consacré exclusivement aux politiques qui façonnent la qualité de vie dans l’Ouest canadien. M. Cleland assure également la coprésidence du comité consultatif national sur l’énergie à la Société des musées de sciences et technologies du Canada, lequel comité est composé de bénévoles.

L’un des grands thèmes de Parlons énergie est l’omniprésence de l’énergie. Dans un sens, c’est évident. L’énergie est présente partout dans l’Univers. Mais elle est aussi partout dans notre vie quotidienne, même si nous nous en rendons rarement compte. Elle est également bien présente dans les politiques publiques, domaine auquel j’ai consacré ma vie professionnelle.

Au début des années 1980, alors que nous étions gestionnaires de projet pour l’examen du plan de développement régional de Halifax-Dartmouth, mon collègue et moi avons constaté les répercussions de la crise pétrolière des années 1970 et nos préoccupations concernant la sécurité énergétique ont été suffisamment fortes pour que nous intégrions la planification énergétique dans notre programme de travail. Avec le temps, la crise s’est fait oublier. Mais par la suite les ressources énergétiques sous-marines se sont retrouvées au centre des politiques économiques de la Nouvelle-Écosse et ont façonné l’avenir économique de cette province et de celle de Terre-Neuve-et-Labrador – ce qu’elles continuent à faire aujourd’hui.

Durant le temps passé à Ottawa au ministère des Finances, je m’occupais de dossiers portant sur le développement du Nord. L’attribution des compétences en matière de ressources énergétiques est devenue une question centrale dans la répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les territoires. Les années 1980 ont été marquées par de nombreuses réformes économiques – la réforme fiscale, la déréglementation et la privatisation de sociétés d’État – et l’énergie a joué un rôle déterminant en tout et pour tout. Dans l’accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, l’énergie s’est révélée une question des plus litigieuses dans un débat qui continue aujourd’hui à façonner le Canada. Dès 1989, l’énergie n’était plus un enjeu de sécurité internationale, mais elle est revenue en force en 1990 quand l’invasion du Koweït a provoqué une nouvelle crise pétrolière et que le Canada a dû gérer ce problème en collaboration avec ses partenaires internationaux.

Ensuite, les années 1990 ont propulsé sur le devant de la scène le problème du changement climatique. L’énergie joue un rôle très important dans de nombreux enjeux environnementaux, mais dans le cas du changement climatique, on se retrouve avec les deux facettes d’une même réalité.

Ces dernières années, l’énergie est redevenue une priorité pour les personnes s’occupant de la planification et du développement communautaire, comme ce fut mon cas quand je travaillais sur le dossier Halifax-Dartmouth. En effet, il s’avère que nombre de nos solutions les plus intelligentes pour la gestion de l’énergie se trouvent à l’échelon local.

Toute cette expérience m’a permis de constater par moi-même que lorsque l’on travaille sur des enjeux liés à l’économie, l’environnement ou la manière dont nous façonnons nos collectivités, l’énergie est bel et bien omniprésente.

comments powered by Disqus